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Monique sur les crêtes

Nous travaillons sur un spectacle déambulatoire en espaces naturels, notre point de départ est une envie de jouer dans la nature et de questionner ce besoin de se détacher de l’ultra-connexion moderne pour aller marcher. Nous nous sommes penchés sur les enjeux philosophiques liés à la marche et voulons les confronter aux questionnements contemporains qui traversent les personnes qui partent sur les chemins.

C’est donc ce besoin de dépouillement, lâcher prise, dénuement et lenteur qui nous intéresse. Cette façon d’aller à contre courant des injonctions que l’on peut connaître par ailleurs dans nos quotidiens.

Nous avons fait quelques kilomètres pour y réfléchir et un questionnement en particulier revenait sans cesse dans nos échanges : est-il encore possible aujourd’hui de se retrouver seul au monde ? De disparaître ? De tout laisser derrière soi ?

Pas à pas nous avons vu naître le personnage de Monique. Monique sera le personnage à la recherche duquel nous allons partir. Une figure rêvée, fantasmée, à laquelle les personnages que nous allons nous inventer sont liés. Cette Monique c’est une vieille dame qui aurait décidé de fuir, de fuguer, de prendre la poudre d’ escampette...

Le lien à l’espace public est un des éléments clef de cette création.

La fiction est ancrée dans le lieu dans lequel elle se déroule et le paysage est déterminant à la fois dans notre propos et dans l’évolution de l’action.

Chaque représentation sera donc profondément ancrée dans un lieu en particulier et intégrera des éléments de contexte propres à l’espace de la représentation.

Résidences en 2020 : Théâtre de l'Unité, Le Renard Mesquin, La Filature du Mazel

 

Le titre a changé!

Monique sur les crêtes

spectacle de chemins


On cherchera Monique, 80 ans
On questionnera le désir d'aventure, le désir de fuir
On échappera à des bêtes sauvages
On chamboulera l'ordre de nos priorités
On mangera des bananes séchées

Nous sommes trois comédien.nes aux pratiques à la fois convergentes et différentes réuni.es autour du plaisir de la marche. Notre protocole de départ est simple : partir pour la journée, marcher, nous autoriser toute réflexion, flânerie, souvenir, sensation, les partager et voir comment le chemin peut mettre à jour aussi bien des grandes idées que des petits riens.
Nous sommes nécessairement traversé.es par les enjeux philosophiques intemporels de la marche à pied, mais nous voulons surtout confronter cette pratique à des enjeux contemporains et envisager la marche comme une façon d’aller à contre-courant des injonctions de compétition, performance et rentabilité pour aller vers une pensée en mouvement, un dépouillement libérateur.
Le spectacle se jouera au départ d’un chemin. Nous ferons quelques pas, quelques haltes. Plutôt que d’avaler les distances avec le public nous aurons surtout à cœur de mettre les spectateur.ices dans un état proche de celui que la marche provoque, la rupture avec le quotidien, l’éveil des sens.
Nous souhaitons que la création finale garde la souplesse nécessaire à une adaptation in situ afin de prendre en compte les caractéristiques des lieux dans lesquels nous jouerons. Nous laisserons la singularité des paysages et l’histoire des lieux nous traverser. Nous souhaitons donc que le lien à l’espace public soit un des éléments clef de cette création en interrogeant notre usage des espaces naturels et en participant à la valorisation des territoires qui accueilleront le spectacle.

En marchant ensemble, une question revenait sans cesse dans nos échanges : est-il possible de se retrouver seul.e au monde ? De disparaître ? De tout laisser derrière soi ?
Le point de départ de notre fiction a émergé : Monique. Monique est une vieille dame de 80 ans qui a décidé de fuir, de fuguer, de prendre la poudre d’escampette. Elle nous a été inspirée par une figure méconnue en France mais qui a marqué l’imaginaire des sentiers américains : Grandma Gatewood. En 1955, Emma Gatewood a été la première femme à parcourir la appalachian way en solo. Elle avait 67 ans. Elle avait avec elle une paire de Converse, une couverture militaire, un rideau de douche en guise d’imperméable et d’abri, un sac à bandoulière en denim, un parapluie et son dentier.
Nos personnages emmènent le public sur les traces de Monique. La poursuite de cette figure inspirante et énigmatique sera le point de départ d'une aventure qui ouvrira à nos protagonistes un espace privilégié de recul sur leur propre vie, mais aussi de rencontre et de lâcher-prise. Monique est un prétexte à interroger ce qui nous lie à notre quotidien, nous sédentarise et ce qui nous retient de vivre une vie de chemins.

 

Monique est donc une vieille dame qui a décidé de fuguer. Nos personnages et le public vont courir, se perdre, se retrouver et peut-être changer leur regard sur le monde. Caroline, la fille de Monique, est prête à tout pour retrouver sa mère et elle ne fera jamais demi- tour. Il faut dire que l'état de santé de Monique a de quoi la préoccuper : elle oublie ses rendez-vous, sa vue baisse, ses genoux lui font mal... et surtout elle est partie sans son dentier. Mélissa, l'aide à domicile de Monique, semble elle aussi prête à tout. Elles s'adorent. Depuis 3 ans qu'elle passe la voir, Mélissa ne compte pas ses heures à ses côtés. Monique n'a plus de secrets pour elle...
Jérémy, le filleul de Monique, veut à tout prix la retrouver lui aussi mais le chemin est long! Sujet au découragement, d'humeur changeante et un peu maladroit, il retarde tout le monde malgré lui. Mais il veille à la bonne ambiance du groupe. Ils sont quand même près de 70 sur le sentier. Ah bon? Eh oui ! Un groupe de volontaires les accompagne, en tant que spectateurs certes mais aussi en tant qu'acteurs. Ballotés entre ces trois énergies, ils suivront les soubresauts de cette marche aux allures de quête initiatique. En une heure environ, en un kilomètre et quelques mètres, le spectacle fera passer les membres de l'expédition de l'enthousiasme au désespoir, du rire aux larmes.
Au gré des paysages, des bifurcations, des embûches et des indices on découvrira leurs rêves et leurs peurs comme autant d'apparitions subliminales, autant de symboles étranges.
Au bout de l'aventure, plein de chemins s'ouvrent à nous.

 

Le titre a encore changé!

L'équipe

Léa Good


Sur son chemin, des études littéraires, théâtrales en France et au Brésil, de l'Université Lyon II à l'Université Fédérale du Pernambouc en passant par le Conservatoire de Grenoble. Puis le théâtre prend toute la place, jouer et créer devient urgent, prendre à bras le corps les problèmes de société et en faire un théâtre résolument engagé, populaire, exigeant, poétique... Mais pas question d'arrêter de se former, au chant, à la danse. Avec la Cie Augustine Turpaux el le tend l'oreille dans les villages le jour et en fait matière théâtrale le soir, pour un spectale unique à chaque fois, reflet d'un territoire. Avec le Collectif de l'Atre, elle écrit, met en scène, et surtout elle joue dans la rue, dans les collèges, dans les théâtre... et puis les mots de W.B. Yeats dans la forêt, l'insoumission irlandaise sublimée par les puissances sylvestres.


Capucine Mandeau


Elle aime effleurer les bouts du monde, prendre de la hauteur et naviguer à vue. Après un master de Lettres Modernes el le rentre à l'ENSAD de Montpellier. Puis elle bifurque vers le théâtre de rue, où, en déambulation dans les villes, on touche enfin un français sur 4 (mieux que le foot ?). Elle travaille la danse de rue avec Artonik, Shakespeare avec Philippe Avron, le cirque avec Cie SCOM, encore Shakespeare avec Art Cie, le conte en LSF avec Belle Pagaile. Elle accompagne ou dirige des projets de création en écriture et en mise en scène pour le théâtre (théâtre agricole), le théâtre de rue (Merlan Free) ou le cirque (Exploratrices, Boîte Noire...) Dernièrement, elle a joué dans un Roméo et Juliette en rue et un spectacle musical sur les arbres.

 

Pierre-Damien Traverso

Après des classes préparatoires littéraires, il intègre un Master d'Etudes théâtrales à L'Ecole Normale Supérieure de Lyon. Il se forme au jeu et à l'écriture de plateau dans des masterclass avec des artistes comme Sylvain Creuzevault (Cie D'ores et déjà), Gwenaël Morin et Oriza Hirata. Puis il se jette dans le grand bain. Il travaille en troupe avec la Grenade, Cie avec laquelle il joue aussi bien dehors que dedans. On y joue avec l'histoire, dans des grandes fresques sur la Révolution française ou la Commune de Paris et avec l'actualité en croquant les nouvelles en 48h pour créer un spectacle. Il s'est formé à la dramaturgie auprès de Marion Boudier et Joël Pommerat et il travaille en tant que dramaturge et assistant à la mise en scène au sein de la Cie Les Songes turbulents. Il est comédien pour les Cies Ema, Augustine Turpaux, Théâtre de l'Unité et Komplex Kapharnaüm, ainsi que pour le Collectif de l'Atre où il rencontre Capucine Mandeau et Léa Good.

Monique sur les crêtes

Avancée du projet


Résidences passées :
- 14 au 20/10/19 : résidence d'écriture au Théâtre de l'Unité

- 20 au 26/01 /20 : résidence d'écriture en Ardèche

- 9/03 au 15/03/20 : résidence d'écriture au Théâtre de l'Unité

- 20 au 25/04/20 : résidence à la Filature du Mazel : reportée

- 6 au 11 juillet : résidence au Renard Mesquin

- 21 au 26 septembre : résidence à la Filature du Mazel


D'autres partenariats sont en cours pour 2021

Actions culturelles possibles


Organisation de marches avec les habitant.es des lieux dans lesquels nous allons travailler.

Proposition d'extraits du spectacle, débats et discussions autour des thématiques soulevées.


Balades sonores. Recueil de témoignages audios sur le territoire sur le rapport au paysage, la liberté, la fuite, la marche... et écoute collectives durant les pauses d'une ballade sur des sentiers.


Ateliers philosophiques en randonnée avec une intervenante spécialisée, recueil de témoignages et documentaire vidéo sur ce travail en immersion dans le paysage.

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